Phnom Penh: Khmer Rouge

Par , July 8, 2010 2:56 pm

En 1975, Pol Pot et les Khmers Rouges s’emparent du pouvoir au Cambodge à l’aide des communistes Vietnamiens. La population qui a souffert de famine due aux bombardements Américain, a d’abord salué l’arrivée des Khmers Rouges. Dès l’accession au pouvoir, le gouvernement de Pol Pot a commencé à déplacer les populations des villes vers la campagne pour assouvir son rêve d’une nation paysanne autarcique.

Les minorités et les intellectuels furent persécutés. Les anciens habitants des villes étaient accusés de s’être embourgeoisés à cause des idéologies occidentales et il leurs furent ainsi accordés des droits restreints. La cellule familiale n’était pas tolérée. Les mariages étaient arrangés par les fonctionnaires, célébrés à la chaine, et avaient pour unique but que de repeupler le pays. Pendant ces 4 années de dictature, 2 à 3 millions de Cambodgiens trouvèrent la mort. Cette période sera connue comme le premier auto-génocide de l’histoire.

Notre première visite à Phnom Penh était le Musée du Génocide Tuol Sleng et les champs d’extermination.

Le musée du Génocide Tuol Sleng ou S-21 était le principal centre d’interrogation et de torture des Khmers Rouges. C’était un ancien lycée reconvertit, où près de 17,000 hommes et femmes, de tout âge ont été torturés et tués.

Un des 3 bâtiments était réservé pour la torture des prisonniers politiques, pour la plupart des membres du gouvernement ou leurs familles qui furent les victimes de la paranoïa du régime.

Dans un second bâtiment, nous pouvions voir des vêtements ainsi que des photos des anciens prisonniers. Les visages étaient très dérangeants, spécialement ceux qui étaient trop jeunes.

À 15 kilomètres du centre ville, se trouve les champs d’extermination de Phnom Penh. Les enfants étaient massacrés en fracassant leurs crânes contre un arbre. Ceci afin d’éviter toute revanche future. Des sirènes raisonnaient pendant les mises à mort pour couvrir les cris.

Finalement en 1979, à la suite d’assauts répétés contre ses villes frontalières, le Vietnam envahit le Cambodge et renversa le pouvoir Khmer.

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Siem Reap: Vivre avec nos moyens

Par , July 6, 2010 4:29 pm

L’eau à la bouche, Boris dit : « J’ai envie d’une tartiflette ». Comme un pêché, je réponds en sourdine : « J’ai envie de foie gras ». Nous continuons comme ça, déblatérant le nom de nos plats préférés pendant quelques minutes. Le jeu n’a aucun but mais il nous rappelle la maison.

Le jour après avoir visité le parc d’Angkor Wat, nous voulions nous faire plaisir pour tout ce que nous ne pouvions pas avoir. Nous avons entendu parler d’une piscine sur le toit de l’hôtel : La Terrasse des Éléphants. Si l’on dépense $10 au restaurant, nous avons accès au Wifi et à la piscine toute l’après-midi, ce qui est bien moins cher que de prendre une chambre à l’hôtel.

Pour le déjeuner, nous avons pris du poulet au curry. À notre grande surprise, le curry était excellent. Une fois le ventre remplis, nous avons monté les 4 étages pour arriver sur le toit.

Il y avait une grande piscine, un jardin et une vue de la ville. J’ai même jeté un œil dans plusieurs chambres pour découvrir qu’elles sont toutes précieusement décorées avec une fontaine ou un autel. L’hôtel était vide donc nous avons eu la piscine pour nous tous seuls. En début d’après-midi, nous avons pris le thé et avons envoyé un e-mail à Anthony et Matthieu pour qu’ils nous rejoignent. C’était les meilleurs $20 jamais dépensés.

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Le Temple d’Angkor: Tomb Raiders

Par , July 5, 2010 7:35 am

En 2001 dans le film Lara Croft: Tomb Raider, Angelina Jolie avait attire mon attention avec ses cascades folles. Ce qui est encore plus impressionnant, ce sont les temples dans lesquels ce film a été tourné.

Un matin, nous avons loué des vélos pour $1 et sommes partis en direction du parc d’Angkor. Pour une fois la météo était juste : Chaud et ensoleillé, 38 degrés Celsius. En voyant la quantité de bus à touristes et de tuks-tuks qui nous dépassaient, nous savions qu’il nous fallait commencer par les temples les moins populaires pour revenir vers les gros temples à la fin. Ceci nous permettrait d’éviter le gros de la foule.

Boris et moi ne sommes pas spécialement de grands amateurs de temples et nous en avons déjà vu au bon nombre en Thaïlande et au Laos. Cependant, nous avons été extrêmement impressionnés par les temples d’Angkor. Ils sont majestueux et très bien préservés.

En pédalant, nous avons ressentis quelque-chose de spécial à Angkor Wat. Il y avait de grands espaces, des arbres un peu partout et le trajet que nous avons choisi était relativement calme. Nous étions parfois seuls à visiter des petits temples avec du temps pour apprécier et nous en mettre plein les yeux.

Comme prévu, en retournant vers les plus grands temples, les groupes de touristes sont venus se joindre à nous avec leurs guides débitants dans toutes les langues l’histoire d’Angkor Wat.

Notre temple préféré, s’il doit y en avoir un, était Ta Prohm. Il parait petit vu de devant mais un énorme arbre dépassant laisse présagé un intérieur dramatique. Effectivement, les racines géantes de l’arbre étaient bien plus hautes que nos têtes. À chaque recoin, il y avait un nouvel arbre géant qui luttait pour se faire une place au milieu des ruines. En la voyant, j’ai reconnu la fameuse scène de Lara Croft instantanément. Maintenant, il ne nous restait plus qu’à trouver Angelina Jolie.

Nous n’avons pas trouvé Angelina mais un autre temple que nous avons adoré était présent dans le film. Le temple de Bayon possède 54 tourelles qui arborent toutes 4 visages. Pas facile de s’y retrouver lorsque nous nous sommes retrouvés au milieu de tous ces visages identiques.

Il y a beaucoup d’autres temples que nous avons beaucoup aimés et de manière générale, il est impossible de ne pas être en admiration devant ses énormes œuvres d’art construites au 12e siècle.

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Du Laos au Cambodge: Première « Vraie » expérience de Frontière

Par , July 1, 2010 6:00 am

“Vous ne changerez pas de bus, il est direct”, avons-nous entendu lorsque nous acheté nos billets de bus à Don Det, Laos pour aller à Siem Reap, Cambodge. Tôt le matin, nous avons quitté l’île avec nos sourires naïfs et avec l’espoir que les horribles histoires de frontières n’arrivent que dans les livres.

Le bus nous a déposés à la frontière du côté Laotien et nous faisons la queue pour faire tamponner notre passeport. En arrivant à la fenêtre du garde frontière, il nous dit que c’est $2 par personne. Depuis quand on doit payer pour avoir un tampon de sortie ? De plus, j’ai perdu la carte de départ de Boris donc on nous a dit qu’il nous fallait payer $5 de plus. Tout le monde payait, Boris et moi avons décidé de ne pas payer. Le garde frontière nous a jeté nos passeports.

Nous avons décidé d’aller voir un autre garde qui contrôlait les véhicules et il nous a donné une nouvelle carte de départ mais a rigolé et nous a dit qu’il ne pouvait pas nous aider pour recevoir le tampon de sortie.

Nous avons suivi des locaux pour voir s’ils payaient. Ils ont été surpris, mais ont du payer. Après avoir parlé avec eux, ils nous ont dit que des fois on paye, des fois on ne paye pas. Nous avons donc décidé de payer. En y repensant, nous aurions pu sortir sans tampon de sortie et sans payer.

Quelques mètres plus loin, nous arrivions à la frontière du Cambodge. Un garde nous dit que c’est $1 pour l’inspection médicale. Il place un thermomètre électronique sur notre front et dit : « Ok, pas de fièvre ». Si un infirmier ou docteur lit, est-ce que l’on peut vraiment prendre la température depuis le front en une seconde ?

Ensuite, il nous fallait faire notre visa. $23 pour le visa, plus $1 pour le faire tamponner, ça n’arrête jamais !

Une fois que tout était terminé, nous avons changé de bus deux fois en attendant pendant plusieurs heures à chaque fois. Mais chaque mauvaise expérience, présente ses bons côtés :

Premièrement, cela aurait pu être bien pire. Dans le bus, un Français s’est fait escroqué de $200 à la frontière. Ceci parce-que lors de son entrée au Laos, le garde était déjà parti et il n’a pas pu faire tamponner son passeport. En quittant le Laos, les gardes vérifient que l’on ne dépasse les 30 jours autorisés par le visa. Sans son tampon d’entrée, ils l’ont fait passer alléger de $200.

Deuxièmement, le gars en charge de nous accompagner durant tout le trajet était très sympa et a beaucoup discuté avec Boris dans le bus. Il nous a invite à boire des coups avec ses potes durant une des pauses et nous a recommandé un hôtel vraiment pas cher dans lequel nous sommes restés la première nuit au Cambodge.